14.03.2008
Faut-il enfermer Jean-Marc Sylvestre?
Quand je vous disais que ça valait le coup d'écouter Jean-Marc Sylvestre sur France Inter à 7h23... Ce matin encore, il a récidivé. Je n'ai toujours pas de magnéto-cassette sur mon autoradio, je regrette donc une fois de plus de n'avoir pas l'occasion d'enregistrer le démon à l'oeuvre dans ses incantations. Ne possédant pas de mémoire auditive absolue, je ne suis pas en mesure de vous restituer l'allocution dans l'authenticité de sa splendeur (et vice versa!). Veuillez trouver ci-dessous quelques extraits, dont j'essaie de préserver le sens premier:
- pour nous expliquer que l'on avait eu tort, il y a quelques années, de dénigrer les fonds d'investissement: "Ces fonds d'investissement qui, hier encore, faisaient si peur à la vieille Europe, révèlent aujourd'hui toute leur fragilité" C'est justement pour ça qu'on en avait peur, hé, abruti!
- conseil d'un libéral averti: "Le second remède de cheval, ce sera de re-nationaliser les banques lorsque leurs déficits sont trop importants."
- Pire encore, le ci-devant vilipendeur de l'interventionnisme étatique se renie avec une violence rare: "Il faut abandonner l'idée selon laquelle la Finance n'est pas l'affaire du Politique".
Les fonds d'investissement, des trucs absurdes et ridicules? Nationaliser la propriété privée? Autoriser les Etats et le Politique à intervenir dans l'entreprise et l'initiative privée? Serait-il devenu complètement frappadingue? Ce n'est plus lui, on nous l'a changé! Finalement, quand on entend ça, on comprend mieux la Loi Dati sur la rétention de sûreté!
Eh bien en fait non, derrière la diatribe humaniste se cachent les dessins obscurs du Malin, que seule une écoute attentive permet de percer à jour:
"Seuls les Etats pourront permettre de combler les déficits accumulés par le secteur privé"
Finalement, Jean-Marc Sylvestre n'est pas fou. Vous l'avez compris, le bougre (au sens Rabelaisien du terme?): son rêve, c'est de faire financer les erreurs des banquiers par nos impôts. Bref, dans son rêve, ces braves joueurs en bourse du Crédit Lyonais, de la Société Générale et des fonds de pension/investissement peuvent se permettre de tout perdre à la roulette, vu que l'idée c'est qu'au final, comme disait Coluche, "C'est nous qui paye"...
13:57 Publié dans Ils ont dit... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : economie, radio, medias, croissance
27.02.2008
Télé,radio: l'inquiétant glissement de la réalité
07:37 Publié dans Ils ont dit... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médias, journalisme, radio, actualité
