23.02.2009
Révolution?
A l'heure où l'économie nous mène par le bout de la badine et où l'on en est à nommer des "ministres de la relance" (il fallait oser, mais vous connaissez la fameuse réplique des Tontons Flingueurs, je ne vais pas vous la ressortir), il n'est peut-être pas inutile de flanquer un coup de pied supplémentaire au derche des conformistes de naguère: ceux qui nous disaient que l'Espagne, l'Irlande, l'Islande ou le Royaume-Uni, avaient tout compris et qu'il nous fallait, comme tous ces pays, abandonner nos vieux rêves de protection sociale pour nous lancer à fond dans la machine folle...
Pour une fois, ce n'est pas moi qui le dis, c'est ici et vous remarquerez le caractère révolutionnaire de l'info: un cadre du PS qui tient un discours de gauche! Il veut se faire virer, lui, ou quoi?
07:49 Publié dans Ils ont dit... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, crise, finance, croissance
23.01.2009
La finance et ses esclaves
Du débat sur la responsabilité des traders dans le boxon actuel. Ce n'est pas tant l'article qui importe que l'échange de réactions qui le suit. Il y a des arguments provenant des deux camps: ceux qui ont foutu la merde et ceux qui les accusent de l'avoir foutue, et tous ne sont pas totalement indéfendables.
A lire, on n'a pas besoin d'être d'accord sur tout, mais c'est instructif: http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/01/der...
09:55 Publié dans Ils ont dit... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, économie, finance
21.03.2008
Economie:les prédicateurs et les autistes
La croissance française sera moins bonne que prévu. C'est ce qu'a reconnu Christine Lagarde, cf. cet article du Monde. On apprend dans le même article que
- l'allemagne a révisé sa prévision de croissance à la baisse (-0,3% par rapport aux 2% de prévision initiale);
- le Royaume-Uni fait de même (-0,25%);
- la Commission Européenne donne une prévision 2008 pour la croissance française de 1,7%;
- le FMI l'estime, lui, à 1,5%;
Par ailleurs:
- l'INSEE estime que le taux d'inflation sera de 3% sur le 1er semestre [Ref1];
- il estime également que sur le premier semestre, le taux de croissance ne sera que de 0,3% par trimestre (donc 0,6% sur les 6 premiers mois de l'année) - voir note de conjoncture;
Pour en avoir le coeur net, connectons-nous sur le siste du ministère. Bon, d'accord, www.economie.gouv.fr, ça n'existe pas... En revanche, www.finances.gouv.fr vous conduit tout droit sur un magnifique site co-détenu par Christine Lagarde et Eric Woerth, sous le doux nom de www.bercy.gouv.fr. Si vous voulez vraiment voir ce que fait Vhristine Lagarde, c'est www.minefe.gouv.fr (ça ne s'invente pas)...
Cependant, nulle part je n'ai trouvé trace de la déclaration de Dame Lagarde sur Europe 1. D'ailleurs, la grande majorité des liens relatifs à des données chiffrées renvoient vers le site de l'INSEE... En revanche, sur la page d'accueil et des News, ça crie victoire à chaque communiqué.
Alors, ces ministres: faux prédicateurs, ou vrais autistes?
11:38 Publié dans Ils ont dit... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, economie, finance, crise
12.03.2008
"La stupidité des banques est récurrente"
On ne peut résister à l'envie de citer cet article du Monde : "La stupidité des banques et récurrente". Au cas où le lien serait supprimé, le texte est reproduit plus bas dans ce billet.
En ces temps de trouble où les patrons de traders malchanceux à la roulette vous balancent sans honte des phrases du style: "nous ne sommes pas des spéculateurs", nous pouvons enfin répondre: "spéculateurs peut-être pas, mais crétins finis, ça, certainement!"
"La stupidité des banques est récurrente", par Dwight Cass.
"Selon le stéréotype, un responsable des risques bancaires est un intello rêveur, gribouillant des lettres grecques sur un tableau. Mais les erreurs mathématiques ne sont pas responsables des malheurs de Wall Street. Les régulateurs de cinq pays ont publié une étude sur les pratiques de gestion des risques de onze banques. Les pertes étaient surtout la conséquence d'erreurs de débutant commises par les dirigeants.
Ceux qui ont perdu le plus n'avaient pas de système efficace pour collecter les données et mesurer les risques pris dans l'ensemble de leurs établissements. Ils ont donné trop de liberté aux responsables des différents métiers pour fixer les limites de risques et n'ont rien fait pour casser les barrières bureaucratiques qui empêchent les mauvaises nouvelles de remonter au sommet. Une multitude d'activités ont ainsi donné libre cours à leur appât du gain sans que leurs performances soient évaluées à la lumière des risques pris.
Quand certaines activités ont commencé à mal tourner, les dirigeants n'ont pas été alerté assez tôt. Quand ils l'ont été, il était en général trop tard pour couvrir ou vendre la position perdante. Cela n'a rien de nouveau et s'était déjà produit lors des crises liées aux junk bonds (obligations pourries) et, ensuite, à la bulle Internet. L'étude montre que les banques ayant tiré les leçons du passé ont été, elles, capables d'identifier la montée des périls dès 2006.
Les banquiers aiment aussi à blâmer les dysfonctionnements des modèles de risques de crédit. Mais les régulateurs ont trouvé que les perdants utilisaient des modèles dépassés et statiques. Autre erreur massive : l'incapacité des banques à mesurer le risque de liquidité.
Si les régulateurs avaient fait porter la responsabilité sur une erreur technique, cela aurait été plus confortable car facile à corriger. La résurgence périodique de la stupidité bancaire est un problème moins facile à résoudre. "
08:37 Publié dans Ils ont dit... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, actualite, finance, societe
