15.05.2009
Neoliberalism and water providers
Et pourtant, ce n'est pas faute de nous avoir répété que la libéralisation, c'était mieux pour la performance...
http://www.ihe.nl/About/News/Neo-liberalism-makes-water-p...
11:35 Publié dans Ils ont dit... | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, actualité, economie
22.10.2008
Voilà un type malin
Pour une fois qu'un type se sert du système au lieu de l'inverse, cela mérite d'être signalé. Voir cet article du Monde au sujet de la dernière initiative d'Yves Bertrand, cet ex-patron des RG mis en cause dans l'affaire Clearstream (à laquelle j'avoue humblement n'avoir jamais rien compris).
En tout cas, il met tous les autres dans un beau caca.
10:21 Publié dans Gouvernement & Sénat | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, société
08.10.2008
Avec toutes mes excuses (suite)
Rendons à Cesar ce qui est à Cesar. Je reproduis en fin de ce billet un texte transmis par B., contributeur régulier de ce blog, qu'il serait je pense dommage de laisser en commentaire d'un billet , car même si la plupart des gens qui passent ici doivent aussi lire les commentaires, on ne sait jamais. Le voici donc in extenso, ci-dessous, avec les liens qui l'accompagnent.
Dans le même ordre d'idée, je me souviens très bien de ce petit journal carrément subversif, intitulé La Décroissance (site ici), dont j'avais acheté un exemplaire il y a plus d'un an. Le journal publiait l'interview d'un expert, qui souhaitait rester anonyme -et on le comprend- travaillant pour un certain nombre d'organismes financiers internationaux, dont la Banque centrale européenne par exemple. Il y a déjà plus de 12 mois, cet expert annonçait assez précisément ce qui est en train de se passer: système financier utilisant des produits "virtuels" totalement délirants, banques jouant avec de l'argent qu'elles n'avaient pas (je crois que récemment, les prêts à court terme étaient passés d'un rapport emprunt/garantie initialement égal à de 10 à plus de 30 !), etc. Ce type prédisait (et à combien juste titre) que ça allait péter, et salement.
Dans ces conditions, que l'on ne nous dise pas que personne ne savait. Bien sûr, que le risque était connu. Mais, comme dans les catastrophes du style navette spatiale, où un pauvre petit joint en caoutchouc gelé dans un booster ou un bloc de mousse qui heurte une aile finit par dégénérer en désastre parce que les responsables ont choisi d'ignorer les avertissements de leurs employés, ces risques ont été (sciemment ou non) sous-estimés, faussant la perception du danger et se traduisant par le boxon planétaire que l'on sait. Pour les gens qui ont un peu traîné leurs guêtres dans les instances de type Bruxelles (je me souviens du temps où j'allais montrer mon cul à la Commission pour faire le tapin et récolter un peu de pognon sur les projets du PCRD), il apparaît assez évident que tous ces experts et hauts fonctionnaires ne vivent pas sur la même planète que nous et n'ont pas du tout la même perception de ce qui est bénéfique ou nuisible, sans parler d'être utopique ou au contraire réalisable.
Armons-nous donc de patience pour supporter la débilité ambiante et ses conséquences sur nos portefeuilles; en attendant, je vous livre le texte du billet.
"Voici les elements qui je pensent peuvent eclairer tes lecteurs qui comprennent l'anglais (j'ai toujours un probleme avec les journalistes francais qui ne comprennent jamais tout le probleme).
en premier lieu, le reportage de 60 minutes qui eclaire enfin pourquoi les gens qui font des produits derives ne veulent pas appeler leur contrats des assurances:
http://www.crooksandliars.com/nicole-belle/60-minutes-wal...
Reponse: parceque une assurance c'est regule, c.a.d on demande aux assureurs d'avoir l'argent qui garantit le contrat, on ne demande rien a un secteur qui n'est pas reguler, d'ou la possiblite de ces firmes d'emettre plein de contrats qui a terme pese 50 a 70 fois l'argent de leur propre entreprises. Les solutions de black-sholes ne peuvent etre applique que dans un regime stationnaires et donc cette formulation est ideal quand on pense que certaines stats sont tres basses (voir plus bas)
Alors maintenant on entend aussi parler de ces putains pauvres qui ont pris tout ces credits pour acheter des maisons qu'ils ne pouvaient pas se payer. En comprenant ce qui se passe, il faut voir deux choses:
* la premiere est que si l'argent du bail out etait donne a ces personnes qui ont pris des credits, tout le probleme disparaitrait car on aurait plus ces histoires d'assurance demultipliees qui se mettent en action! Mais non, on a decider avec le bail-out de payer les contrats que nous savons au moins pour l'allemagne etre egal a 80% du produit interieur brut du pays.
* dans un marche montant, les plus mauvais payeurs pouvaient revendre leurs maisons sans faire defaut, les stats sur les defauts sont devenues tellement ridiculement basse que tout le monde a penser que l'economie allait bien c.a.d que l'on pouvait prendre plus de rsique, et donc de penser que ces contrats pouvaient etre augmenter en nombre. ( http://meganmcardle.theatlantic.com/archives/2008/10/how_... , http://www.marginalrevolution.com/marginalrevolution/2008... )
A la fin, une baisse de 10% de la valeur de ces actifs fait sauter toutes ces banques a cause de la demultiplication.
autres articles a lire:
http://www.nakedcapitalism.com/2008/10/soros-he-foresaw-e...
http://gregmankiw.blogspot.com/2008/10/do-you-take-models...
Ce qui m'etonnera toujours c'est la facilite avec lesquelles les banques francaises ou europeennes sont capables d'acheter des produits comme ceux -la alors que ces produits financiers seraient totalement interdit en France. On parle de faire avec moins de fonctionnaires en france, mais peut-etre qu'il serait utile d'avoir des fonctionnaires bien formes qui puissent reellement comprendre ces produits et estimer leur niveau de toxicite. "
10:19 Publié dans Ils ont dit... | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, actualité, economie, politique
07.10.2008
Avec toutes mes excuses
Des excuses, je vous en dois. Vous vous souvenez de ces billets où je me moquais - malheureux inconscient que j'étais! - de ces marchés qui nous font tant de bien [Lien 1, Lien 2, Lien 3]. Cette série, qu'avait initié un facteur a priori sans rapport avec la choucroute - à savoir un énervement chronique envers les conducteurs de 4x4 [Lien 4] - m'avait valu les foudres de quelques spécialistes de l'économie. On s'était un peu frittés, d'un côté les gens qui savent de quoi ils parlent et de l'autre les ignorants qui racontent n'importe quoi (ça, c'est moi!)
Eh bien, ils avaient raison, et j'avais tort: en fait, ça se passe plutôt bien. Il n'y a qu'à voir ici, ici et là.
Bon, c'est vrai: tirer sur les ambulances, ça ne se fait pas. Mais on a peut-être le droit de tirer sur les corbillards?
08:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, actualité, économie, politique
18.09.2008
Mes Bernard me portent chance
Les Bernard, décidément, ont un destin particulier auprès de ce gouvernement... Après Bernard Tapie, que l'innocence et une bonne étoile font bénéficier d'un arbitrage financier inespéré, c'est Bernard Laporte - un autre ami du Nain - qui fait parler de lui.
On apprend en effet ce mercredi 17 au soir que, dans le cadre de l'enquête sur les conditions louches dans lesquelles le Laporte en question a fricoté dans les affaires de casinos, les flics ont fait une descente dans leur propre ministère [Lien 1]. Bon, d'accord, c'est une façon un peu exagérée de présenter les choses: les flics ont perquisitonné au ministère de l'Intérieur, qui n'est jamais que leur ministère de tutelle. On peut parier que l'issue des démêlés sera bientôt connue sur Wikipedia, qui consacre déjà un paragraphe "Liaisons dangereuses" (ici: Bernard Laporte - Wikipédia.pdf) aux activités casinotières de l'impétrant... On notera hélas que sur le site du gouvernement, (pourtant jamais en mal d'annonces sensationnelles), la page "actualités Bernard Laporte" ne permet pas de se faire une idée précise de l'état judiciaire du sous-ministre [Lien 2], puisque cet aspect n'est hélas pas abordé en ces lieux. Quel dommage. Déjà que Laporte est sur Wikipedia, on va devoir le rentrer dans Edvige!
Pendant ce temps, le Nain met en place une commission pour étudier la privatisation de La Poste [Lien 3]. Comme il a déjà utilisé Rocard, Attali, Kouchner et quelques autres pour torcher ses ouatères, il est peut-être temps désormais de faire appel à Claude Allègre (je le vois bien sortir un: "Ma vérité sur la Poste" - le travail d'édition serait minimal, il y a juste quelques lettres à changer au titre de son précédent opuscule), qui n'a probablement rien de mieux à faire. En plus, ça lui permettrait de gloser en public sur ces branleurs de fonctionnaires - une habitude populo-poujadiste qu'il avait prise quand il était ministre de l'Education et qui doit bien lui manquer.
A moins que le Nain ne confie au gros-nase-qui-a-des-avis-sur-tout le redécoupage électoral? Lequel, sans qu'on en parle trop, se met en branle [Lien 4], [Lien 5]. Non non, ne vous inquiétez pas, Allègre ne viendra pas nous imposer sa "Vérité sur les circonsriptions", il y a déjà quelqu'un sur le coup. Le préposé à l'opération, un dénommé Alain Marleix, est un spécialiste de la question. Comme le révélait le Canard Enchaîné dans un portrait qu'il lui consacrait pendant l'été, l'affidé en question officiait déjà sous Pasqua-Pandraud, c'est dire si vos affaires sont entre les mains d'un spécialiste...
07:58 Publié dans Gouvernement & Sénat | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, société, laporte
17.09.2008
Edvige: la Commission européenne se réveille
Quand on vous disait que l'Europe servait à quelque chose... Vous ne vous en doutiez pas, avouez?
Eh bien voilà que tout à coup les honorables membres de la Commission sortent le nez de leurs problèmes de navette incessantes entre Strasbourg et Bruxelles (on rappelle que le siège du Parlement européen a des problèmes de plafonds qui s'effondrent, ce qui a obligé les députés européens à se replier dans les locaux de la Commission), pour se rendre compte que la France est engagée dans un processus de fichage qui pourrait aller à l'encontre de certaines garanties européennes. D'où mises en garde [Lien 1]. Il faut dire que la Comission est sollicitée, au même moment, sur le dossier de fichage des Roms en Italie [Lien 2], pour lequel l'administration Berlusconi semble avoir donné libre cours à des penchants inavoués qu'elle brûlait d'assouvir depuis un certain temps.
Ceci dit, au sujet d'Edvige comme du reste, ce n'est pas gagné; le décret remanié reprendrait en effet un certain nombre des dispositions initiales [Lien 3], et pas forcément les moins débiles.
Ceci dit, au sujet du fichage des mineurs, aucun journaliste n'a relevé la bourde qui pointe derrière l'argument: (1) Le Nain a fait campagne (entre autres) sur la sécurité et le passage de la Courneuve au Kärcher; (2) pour justifier le fichage des mineurs à partir de 13 ans, le prote-parole du ministère de l'Intérieur argumentait fin août sur France Inter que "la délinquance des mineurs est en pleine explosion". Alors quoi? Le gouvernement n'aurait donc pas tenu ses promesses en matière de sécurité? Est-ce que des journaleux avec un peu plus d'un gramme de cervelle active se sont penchés sur la question?
12:09 Publié dans Enseignement Supérieur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, europe, actualité
12.09.2008
Mon journal cause beau
Les journaleux s'expriment de mieux en mieux, on vous le dit.
Sur le site web de Libération, cette citation intégrale dans l'article consacré à l'incendie du tunnel sous la Manche, je cite en texte intégral: "L’incendie qui s’est déclaré hier dans le tunnel sous la Manche n’était toujours pas proscrit ce matin, avec des températures de 1.000 degrés à l’intérieur." (les italiques sont de moi).
Tant qu'il n'est ni prescrit ni circoncis, c'est un moindre mâle, comme dirait l'autre. D'un autre côté, comme il a lieu dans une voie de passage entre deux pays, il ne faudrait pas que ça devienne un incendie diplomatique!
Bien sûr, ils se sont fait allumer par un lectuer et ont finalement corrigé la headline de l'article... mais pas de la Une du site! Ci-joint le PDF qui atteste que l'on ne vous a pas menti: Libération - Toute l'actual...pdf
09:19 Publié dans Ils ont dit... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, médias, presse, humour
BHL: l'homme qui a vu l'homme
Au lendemain du mariage du fils du Nain avec l'héritière Darty, on ne peut que se remémorer la polémique qui avait tourné autour d'une déclaration de Siné sur le fils Sarko en question. L'oaccasion de relire un billet savoureux sur les méthodes autopromotionnelles de BHL, qui avait participé à la curée générale sur la personne dudit Siné. Le billet date d'il y a preque un an, mais il reste toujours aussi drôle et d'actualité, car BHL, à qui montrer son cul à toutes les unes et sur toutes les chaîens réussit aussi bien qu'à sa bonne femme, n'est pas près de remettre au placard une affaire qui marche. Bref, voilà le billet en question, et bonne lecture: http://www.acrimed.org/article2748.html.
Le Monde fourguait ce matin, en supplément gratuit à sa version papier, un tome de 500 pages contenant 4 oeuvres de la Comédie humaine. Puisque c'est offert... Je n'ai réussi à trouver nulle part, sur la couverture ou à l'intérieur, de mention "texte intégral", mais dans le doute, on supposera qu'ils n'ont rien coupé. Sur les 500 pages du tome en question, il y en a quand même une bonne soixantaine de préface et considérations diverses émanant d'illustres nases, qu'on a sans doute payé grassement pour s'épancher dans cette édition spéciale... M'est avis que si Balzac était encore là, il toucherait moins pour ses 440 pages que chacun des deux ronds-de-cuir pour leurs 30 pages chacun. Mais bon, on est une société de service, donc ceux qui espèreraient s'enrichir en travaillant n'ont rien compris. Depuis le temps qu'on vous le dit...
08:45 Publié dans Ils ont dit... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, société, bhl
11.09.2008
Ma radio cause la France
Les journaleux parlent de mieux en mieux français, puisqu'on vous le dit... Hier après-midi, flash infos sur France Inter. Au menu, le ralliement de Rocard à Delanoë et, avec lui, d'un certain nombre de personnalités du PS. La journaliste s'est à ce sujet livrée à un raccourci de langage ma foi assez savoureux: "Quand on épluche les signataires..."
Elle voulait, bien entendu, parler d'éplucher la liste des signataires; et d'ailleurs, c'est dommage. Je suis sûr que Rocard aimerait bien se faire éplucher par la journaliste... Quant à éplucher Delanoë, ma foi, c'est une autre paire de manches (de pioche). Il fut une époque où la TSF parlait moins, certes, mais mieux. Finalement, la radio, c'est un peu comme la télé: le passage à la couleur ne lui a pas réussi.
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10.09.2008
Les flics sont partout
Ils ont enfin compris, la nouvelle mode est lancée, il est désormais de bon ton de critiquer le fichier Edvige. A la date de la parution du décret, le 1er juillet de cette année, personne ou presque n'a rien dit, mis à part les classiques ligues des droits de l'homme et consort. Maintenant que, même au sein du gouvernement, des crétins réputés pour leur docilité et leur absence d'avis personnel se mettent à "se poser des questions" - et que le patronat, par la voix de Laurence Parisot, monte au créneau pour défendre les syndicalistes, c'est devenu une autre histoire. Même Rama Yade s'est souvenue qu'elle était secrétaire d'Etat aux droits de l'homme et demande "des précisions". On croit rêver, non?
Même les journalistes commencent à dénoncer la mise en place de ce fichier, c'est dire si la liberté de ton est allée dans les extrêmes... Au moment où Le Monde annonce une reculade possible du gouvernement (mais apparemment pas sur le fichage des mineurs à partir de 13 ans - en revanche, on serait prêt à accepter pour eux un "droit à l'oubli"), il mentionne en passant que l'on nous prépare sous le manteau d'autres fichiers, dont un dénommé Cristina, dont personne ou presque ne parle.
Sur le site du Ministère de l'Intérieur, silence radio au sujet du fichage. Il existe bien un onglet "libertés publiques", mais suis-je bête, le fichage est une atteinte à la liberté privée... Par contre, on est ravis d'apprendre que MAM a rencontré les chauffeurs de taxi... Elle aussi est une victime collatérale du rapport Attali. On se montre également assez concis sur la nomination du nouveau "Monsieur sécurité Corse", suite au limogeage du pieds-plats qui n'avait pas été assez diligent pour empêcher l'occupation de la résidence secondaire du Louis de Funès du 3ème millénaire, j'ai nommé Christian Clavier.
Il ne reste plus qu'à espérer qu'au-delà du fichier Edvige et des quelques concessions que le gouvernement se dit prêt à faire sur le sujet, le citoyen et la presse nase vont se réveiller un peu et se montrer un peu plus vigilants qu'ils ne l'ont été par le passé. L'installation de ces fichiers obéit en effet à une logique sécuritaire, paranoïaque certes et probablement sans objet réel, mais promue de longue date par quelques technocrates et lobbyistes bien introduits au sein des gouvernements successifs, qu'ils aient été d'ailleurs de gauche ou de droite... Mais nous y reviendrons sûrement.
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