22.05.2009
Méfiez-vous des messieurs à la sortie des écoles...
On ne cesse de le répéter, l'école n'est pas assez à l'écoute des gamins. C'est pourquoi, quand un enseignant file une mornifle à un fils de gendarme qui le traite de connard, il est mis en garde à vue pour "violences aggravées" (ici, par exemple, mais je pense que vous vous en souvenez).
Par contre, quand deux morveux de 10 et 6 ans se font accuser de vol de bicyclette, ni une ni deux: la maréchaussée se pointe et les embarque à la sortie (Le Monde d'hier).
Incohérence, dites-vous? Pas du tout, ces deux événements sont reliés par une seule et même moralité:
"Méfiez-vous, les enfants, des messieurs en estafette qui vous attendent à la sortie de l'école avec une matraque dans la poche". D'ailleurs, ceux qui ont lu Mystic River savent très bien qu'il ne faut surtout pas monter dans la voiture avec les messieurs à l'air louche.
10:35 Publié dans Notre République à bananes | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : police, sécurité, crétins, humour

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Commentaires
Depuis que l’Education Nationale ne fait plus la police, les forces de l’ordre font la leçon.
Quand la rue, l’école et la crise jouent un vaudeville, personne n’est trompé, tout le monde est débiteur.
Entre les parents démissionnaires et le corps enseignant sclérosé, il reste la bavure policière.
Quand les exceptions construisent les exemples, le législateur transforme l’épiphénomène en cas d’école.
La suite ici :
http://souklaye.wordpress.com/2009/05/21/post-it-police-scolaire/
Ecrit par : walkmindz | 22.05.2009
Oui, bien sûr, vous faites votre boulot de Dr House... En parcourant votre blog, j'ai bien compris que c'était un prérequis de base.
Vous m'accorderez j'espère le droit de ne pas être d'accord sur "l'EN qui ne fait plus la police": en admettant que ce soit vrai, est-ce vraiment son métier et sa vocation que de la faire? J'espère que non!
Renvoyer dos à dos les "parents démissionnaires" et les "enseignants sclérosés", c'est poser implicitement l'hypothèse que ces deux "corps sociaux" occupent seuls le terrain (ce qui à mon avis est faux) de la violence scolaire.
D'ailleurs, je connais pas mal d'enseignants qui font preuve avec leurs élèves et étudiants d'une souplesse et d'une compréhension bien supérieure à celle qu'ils manifestent à leurs proches.
Ce qui est intéressant, ce n'est pas le fait divers en tant que tel (des cadors en panier à salade qui viennent cueillir des mouflets à la sortie de l'école: c'est suffisamment absurde pour qu'on en rigole), c'est la place et l'accueil que la société lui réserve. Soit on considère ça comme scandaleux, ce qui révèle une chose, soit on considère ça comme légitime, ou pourquoi pas ordinaire, et là ça veut dire autre chose...
Ecrit par : Enervé | 23.05.2009
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