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30.05.2008
Celui qui prenait la lune pour une perle
Vous vous sentez nul? Vos publications sont rejetées, votre recherche n'avance pas, du coup votre chef d'équipe vous méprise, le directeur du labo ne vous parle plus et les conversations s'arrêtent net quand vous apparaissez au coin café?
Pas de panique: non seulement tout problème a sa solution, mais toute solution a son problème. Si vous vous sentez nul, faites de la recherche absurde, ça marche toujours. J'en veux pour illustration ce petit bijou, trouvé dans la revue Acta Astronautica (le Astronautica, apparu sous Jules César, signifie: "domaine de recherche totalement foireux, relevant de la science-fiction, qui ne peut espérer des débouchés que dans, disons, 2000 ans au mieux") alors que je cherchais des références sur un truc qui n'avait rien à voir. Il suffit de lire le titre:
"Making a Tunnel through the Moon" (Comment creuser un tunnel à travers la lune). Paru en 2002.
Vous avez bien compris: c'est un type qui propose de creuser un tunnel au travers de la Lune. Le mieux, selon lui, est d'utiliser des bombes atomiques. Comme la Lune fait quand même 1700 km de rayon, il estime que plusieurs milliers d'explosions seraient nécessaires pour arriver de l'autre côté. Conscient que ça fait beaucoup, il propose de contrôler la forme de l'onde de choc de manière à générer une onde d'implosion conique, qui rendrait le processus plus efficace - donc, moins de bombinettes pour le même résultat.
Je vous livre le PDF en fin de ce billet; le meilleur reste quand même l'introduction et la conclusion, que je vous traduis rapidement:
"Il y a quelques années, j'avais suggéré dans un magazine de creuser un tunnel au travers de la Lune. Dans cet article, je n'avançais aucune analyse du concept, ce que je trouve désormais le temps de faire, à la fin d'une carrière scientifique longue et riche..." La science, c'est comme la cuisine: quand c'est trop riche, on finit par la régurgiter.
"Comment faire pour que le tunnel soit durable. Après que les explosions nucléaires auront fragmenté la roche et que la chaleur aura été évacuée, il faudra garnir la paroi du tunnel de matériau de type céramique, puisque l'on ne dispose pas sur la Lune de l'eau nécessaire à la confection du béton. Pour que la paroi soit durable, sa température doit rester basse [...] en faisant circuler du métal liquide au travers de la roche fissurée, on devrait pouvoir assurer l'évacuation de la chaleur à un taux qui permette de garder cette température à un niveau acceptable." Vous voyez qu'il y en a qui pensent à tout.
Bon, sans rire (si possible): pourquoi propose-t-il de faire ça? La raison est donnée au 2ème paragraphe de son introduction:
"Son importance scientifique mise à part (sic), un tel tunnel pourrait être économiquement très bénéfique: en effet, il est généralement admis que les métaux lourds sont concentrés au centre des corps planétaires, où ils se sont accumulés lors de la phase liquide de la formation de ceux-ci".
Voilà: le jour où les réserves d'or et de platine seront épuisées, on saura où aller en chercher d'autres. Ca vous la coupe, hein? Vous voyez qu'Asimov, c'était un rigolo: dans une de ses histoires, il proposait seulement d'aller chercher de l'eau sous forme de glace dans les anneaux de Saturne. Franchement, aller pelleter du Titane ou de l'iridium à coup de bombes atomiques dans la Mer de la Sérénité, c'est autrement plus gratifiant! En plus, ça doit être vachement mieux payé...
Bon, allez, voilà le fichier: http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&_...
07:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, recherche, université, enseignement supérieur
29.05.2008
Recrutements maîtres de conf et profs: n-ième
- Les textes pour commencer. Bien que sachant parfaitement à quoi m'en tenir, j'ai envoyé des emails un peu partout (service du personnel, etc.) en demandant d'un air innocent "quelle était la responsabilité exacte" de la commission mixte par rapport à la commission de spécialistes dans l'opération de classement des candidats; ceci parce que j'étais "un peu embêté" que la commission d'audition "ne soit pas parvenue à un consensus" au sujet du classement en question.
- Le lobbying: Lion Blanc, mon collègue prof qui part à la retraite, est vice-président de la commission de spécialistes - je suis d'ailleurs son suppléant, donc sans droit de vote. C'est bien sûr lui que je suis allé voir en premier. Il a illico conseillé au directeur du labo de démarrer au quart de tour et d'écrire (en se recommandant de lui) au président de la CSE pour lui signifier sa préoccupation au sujet du choix arrêté par la commission mixte. Ca n'a pas raté, le président m'a téléphoné une heure plus tard pour m'assurer de sa grande préoccupation à lui aussi, et pour m'informer que ce poste serait discuté en dernier dans la réunion, un signe qu'il avait pris au sérieux la réaction rapide et spectaculaire de mes collègues, et qu'il s'attendait à ce que ça prenne du temps.
- La manipulation (honnête, je vous rassure): il a suffi que Lion blanc mentionne que les deux membres de la 62ème voulaient classer premier un candidat - pour mieux pouvoir le récupérer par la suite - pour que ça se mette à hurler dans tous les sens. Je pense que personne ne me contredira si j'affirme que la plupart des commissions de spécialistes pratiquent - à l'instar de la plupart des sections du CNU - un communautarisme intellectuel si étroitement borné que tout rapprochement avec une autre section s'apparente, à leurs yeux, à de la haute trahison. J'avais bien sûr entre temps présenté des arguments objectifs pour motiver la modification du classement, mais, reconnaissons-le, aucun d'entre eux n'aurait eu le même poids que cette menace de récupération par l'autre section CNU.
- Mon collègue le Céphalopode a bien tenté de nager à contre-courant, mais pas longtemps, car d'une part il aime trop être du même avis que tout le monde, et d'autre part son classement au poste de prof allait être discuté tout de suite après. Il valait mieux se faire oublier... Donc au final, on a classé premier le bon candidat - c'est-à-dire celui qui correspondait vraiment au profil.
14:05 Publié dans Enseignement Supérieur | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : enseignement supérieur, université, recherche
28.05.2008
Economie et finance: le bal des gros nuls
Encore un grand moment de Jean-Marc Sylvestre ce matin sur France Inter. Aujourd'hui, la girouette économique du PAF nous la jouait dans le registre vieux sage sentencieux.
Selon le thuriféraire des fonds de pension, la marge de manoeuvre économique du gouvernement en ce qui concerne le malaise économique et social dans le royaume de France est extrêmement réduite, et ce pour trois raisons:
- il ya de forts risques de contagion. Il a raison: quand les pêcheurs se mettent à gueuler sur le prix de l'essence, les taxis, agriculteurs et chauffeurs routiers ne sont pas loin;
- l'augmentation de l'essence, qui commence à faire descendre du monde dans la rue, s'inscrit dans un mouvement général et durable d'inflation des matières premières, car les pays émergents tels que la Chine et l'Inde en demandent de plus en plus alors que les ressources naturelles s'épuisent;
- la hausse du pétrole est pour l'instant tempérée par le fait que le prix du baril se négocie en dollars; si jamais celui-ci se remettait à s'apprécier face à l'Euro, ce serait pire. On notera au passage que JMS vient de jeter à la poubelle son ancien Dieu, puisqu'il a cessé de prétendre avec le Nain que l'Euro fort, c'était nul...
Selon JMS, les propositions du gouvernement sur une baisse de TVA ont toutes les chances d'être refusées par Bruxelles (surtout à la veille de prendre la présidence de l'Union européenne!) Bien entendu, l'autre solution serait de baisser la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers), mais comme on se fait déjà traiter de nases par le même Bruxelles pour ne pas arriver à maîtriser notre déficit budgétaire, on voit mal le Nabot en rajouter une couche. En plus, si on se met à aider les professionnels par une telle astuce comptable, les particuliers vont en demander aussi!
Heureusement, Jean-Marc Sylvestre tient la recette miracle, et il nous la livre céans: il faut "adapter l'offre à la demande" - parole d'économiste. En pratique, ça veut dire quoi? Le vieux sage nous l'explique: il faut s'adapter, trouver de nouvelles énergies - dont les renouvelables - changer nos habitudes de dévoreurs énergétiques, bref, vivre autrement. Hélas, soupire notre donneur de leçons professionnel, cela prend du temps et demande de la créativité. Citons cette phrase: "comme le disent les économistes, 'la hausse des prix rend intelligent.' Mais cela ne se fait pas du jour au lendemain..."
Merci, Monsieur Sylvestre, pour cette pensée profonde. Quand on pense qu'il y a presque 40 ans, les premiers écolos se faisaient traiter de crétins en prédisant qu'un jour les réserves de pétrole s'épuiseraient et qu'il fallait commencer à passer aux énergies renouvelables; qu'il y a 10 ans Albert Jacquard passait pour un illuminé avec son Equation du nénuphar, une parabole simple qui démontrait l'illusion d'une croissance infinie. Bien sûr, les professionnels du jargon étaient là, et en 2000, Fabius nous balançait dans la tronche une notion depuis vite enterrée, la "stabcroissance" (cf. Lien - N.B. c'est tout de même un document du FMI!). Comme toutes les nullités patentées, la notion a bien vite démontré son inutilité pratique et son abscence cruelle en ces temps troublés.
Bref, quand on pense que depuis 40 ans, l'issue était non seulement prévisible mais surtout intrinsèquement inévitable, et que tous ces braves gens au FMI, à la Banque mondiale, aux ministères de finances de tous les pays du monde n'ont rien vu venir, on ne peut guère que proposer ce contrepoint à la citation de Jean-Marc Sylvestre:
"La hausse des prix rend intelligent. Mais c'est uniquement parce que la science économique rend très con."
08:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : societe, economie, actualite, politique
27.05.2008
Recrutement maîtres de conf etc.: encore une anecdote de l'intérieur
Les candidats aux postes de maître de conf qui sont passés devant les commissions d'audition doivent attendre avec impatience le moment de se connecter sur l'application ANTARES du ministère pour découvrir leur classement sur les postes auxquels ils ont candidaté. Ce classement, donné par les universités à l'occasion d'une procédure complexe, fait notamment intervenir les Commissions de spécialistes. Pour la première fois de mon existence, j'ai assisté à l'intégralité du processus, puisque l'ultime réunion de la CS 60, dont j'ai été nommé membre (suppléant, certes) à l'issue d'un processus extrêmement peu démocratique, se tenait la semaine dernière. Petit résumé des événements:
- Cette commission était mixte, c'est-à-dire que la direction de mon école d'ingés avait jugé bon de nous adjoindre (litote) deux membres extérieurs, d'une section CNU tout à fait différente, et dont la qualification principale était de n'être absolument pas compétent dans le domaine de recherche imposé pour le poste.
- Comme par hasard, cependant, ils appartiennent tous deux à la même section CNU que le directeur de l'Ecole.
- Nous avions un candidat, ayant fait sa thèse à l'extérieur du labo, sur une thématique à l'origine assez éloignée du profil recherche demandé. Cependant, nous avons eu l'occasion de tester ce candidat à la fois en enseignement (comme ATER) et en recherche, deux domaines où il a montré une capacité d'adaptation surprenante (il nous a permis de soumettre 2 articles dans des revues et d'obtenir 2 projets de recherche en l'espace de 6 mois).
- Il y avait cependant un candidat étiqueté davantage "extérieur", qui présentait l'avantage d'avoir fait un post-doc à un endroit prestigieux, avec une publi de plus que le précédent. Cependant, son profil d'enseignement était moins adapté et son profil recherche ne me convenait pas du tout - c'était le genre à utiliser un marteau-pilon pour aplatir un moustique, alors que nous cherchons dans le labo à écrabouiller des éléphants... Une métaphore pour indiquer que ce candidat nous proposait, pour son projet de recherche, de mettre en oeuvre des calculateurs parallèles pour simuler ce qui se passe dans un dé à coudre, alors que nous travaillons sur des rivières et des bassins versants qui font des milliers de kilomètres carrés! En plus, il ne s'intéressait même pas aux phénomènes que nous désirons simuler...
- A ce poste se présentait un collègue local, mauvais. Nous utiliserons pour lui le nom de code "céphalopode", en raison de sa propension à lancer partout des tentacules à ventouses pour essayer de ramener à lui tout ce qui passe.
- Se présentait également un candidat extérieur, avec sensiblement la même expérience de recherche que le céphalopode, mais avec 20 ans de moins. C'est pourquoi tout a été fait pour le décourager de candidater chez nous, car il était trop dangereux pour le mollusque à bras multiples.
- Quand le candidat ATER a eu fait sa présentation, le céphalopode et un des membres de la 62ème ont fait assaut de mauvaise foi: "je le trouve bien sûr de lui", "c'est insupportable de voir quelqu'un aussi certain de savoir qu'il fera l'affaire", etc. Alors qu'en réalité le candidat en question, conscient de la non-adéquation de sa formation initiale au profil recherché, se faisait franchement du souci à l'idée que cela joue contre lui, malgré le bon boulot qu'il avait fait entre temps.
- Quand le candidat "guerre des étoiles" a terminé son speech, mes trois collègues ont surenchéri d'éloges. "Il est impressionnant", "en plus il est jeune" (N.B. l'ATER est plus jeune que lui!), "et vous avez vu le nombre de publis" (N.B. il y en 4 sur 6 qui sont strictement identiques: les équations traitées sont les mêmes, les techniques numériques idem, la seule différence est la géométrie des situations traitées; simplement, il a fait partie d'une équipe de recherche très forte en comm', qui a eu l'intelligence de soumettre quasiment le même papier en un laps de temps très court à 4 journaux en même temps; et ça a marché), "au moins un type comme ça ouvrirait ta recherche" (N.B. c'est juste dommage qu'il ne sache pas faire ce dont j'ai besoin); "je peux te dire que si tu recrutes ce type, nous on travaillera avec lui!" (commentaire d'un des deux collègues de l'autre section, qui s'était fait embobiner par le projet de recherche, qu'il croyait dans son ignorance pouvoir récupérer à son compte et pour son propre labo).
16:03 Publié dans Enseignement Supérieur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : université, enseignement supérieur, recherche
26.05.2008
Dictature et presse molles
08:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, société
23.05.2008
Du pognon, et toujours du pognon!
C'est PPDA qui nous le dévoilait, en ouverture de son journal il y a 2 ou 3 jours, d'un air à la fois triomphant et abasourdi par la bonne nouvelle: le pouvoir d'achat des Français aurait augmenté de 3,3% depuis 1 an. Annonce officielle de l'INSEE, donc certifiée conforme et de bonne foi. Message subliminal implicite: cessez de vous plaindre, manants, de votre mal-vivre, vous voyez bien que Nicolas le Petit est effectivement le Président du Pouvoir d'Achat.
C'est le Canard Enchaîné d'hier qui dévoilait les mécanismes de cette fulgurante ascension: cette statistique euphorique provient principalement de deux facteurs:
- la plus grande partie de ces 3,3% sont dûs aux personnes qui ont retrouvé un emploi (même précaire, même à temps partiel, même mal payé), passant ainsi de quasi-zéro à, disons pas grand-chose, mais ça fait toujours du bien aux stats;
- la diminution des impôts, notamment liée au paquet fiscal. Comme cette baisse n'a absolument pas bénéficié aux petits salaires (n'oublions pas que 13% des salariés le sont sur la base du SMIC), mais plutôt aux très gros, ça ne met définitivement pas de beurre dans les épinards de ceux qui bouffent des conserves et des patates.
On rappellera à ce propos cette sentence connue de tous les statisticiens: la moyenne n'est qu'un des multiples descripteurs (partiels) de la fonction de distribution d'une variable. Même le couple (moyenne, écart-type) est loin à lui seul de fournir un tableau suffisant. Ce que cette statistique faussement optimiste reflète, c'est que la distribution de revenus de la population française semble être devenue bi-, tri- ou même quadrimodale, avec un pic sur les salaires très faibles ou quasi-nuls, avec un pic plus gros sur les bas salaires (aux alentours du SMIC), un pic plus étalé et moins haut sur les salaires moyens, et un tout petit pic bien isolé, tout à droite de l'axe des abscisses (en l'occurrence, x = pognon), correspondant aux happy few. L'augmentation de la moyenne susmentionnée est donc due 1) au fait qu'une partie du pic "salaires misérables" a été transférée sur le PIC "SMIC", et 2) le pic "gros tas de pognon" a subi un delta x positif, c'est-à-dire "encore plus de pognon".
Grâce au même Canard Enchaîné, on apprenait cette semaine que Rachida Dati, mannequin chez Dior et Channel et Garde des sceaux lorsque les boutiques sont fermées, avait effectué un déplacement dans les Alpes-Maritimes; à cette occasion, elle a réclamé auprès de la Préfecture de Nice une voiture blindée pour circuler sur les routes de ce dangereux département (pas de bol, la Prèfe ne dispose pas d'un tel médicament de confort).
Je ne savais pas qu'elle avait des impayés auprès de la mafia russe...
08:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, economie, politique, humour
22.05.2008
Le Forum Scientifique du Labo
07:56 Publié dans Enseignement Supérieur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : université, recherche, enseignement supérieur
21.05.2008
Réforme du CNRS
- maths
- physique
- physique nucléaire & des particules (l'IN2P3, institut déjà existant, qui serait conservé)
- chimie
- sciences de l'univers (l'INSU existe déjà et serait conservé)
- sciences de l'ingénieur
- sciences humaines et sociales
- écologie et biodiversité
Faut-il deviner, à la partition entre physique et physique nucléaire et des particules, un bon coup de lobbying d'une fraction des physiciens, ou, plus prosaïquement, l'esprit visionnaire de ceux qui ont réussi, en avance sur les autres, à "monter" l'IN2P3? Tout comme l'INSU, en effet, on voit mal le CNRS démanteler ou, au mieux, refonder en y fichant le bazar, des départements qui "tournaient" à peu près bien.
En revanche, les sciences de l'information n'auront pas de département. Si l'on met cela en parallèle du fait qu'il n'y aura pas de département santé/médecine non plus, et du fait que l'INRIA et l'INSERM existent déjà, ayant précisément ces deux domaines comme chasse gardée, on peut parier que ces deux instituts ont bien réussi à négocier leur survie.
En ce qui concerne ma pauvre et insignifiante personne, je me pose la question: mon labo compte des chimistes, qui se penchent entre autres sur les pollutions d'origine médicamenteuse et la présence des perturbateurs endocriniens dans les eaux; mais également des hydrogéologues, qui étudient les nappes souterraines; et aussi des hydrauliciens et des hydrodynamiciens, qui font leur recherche sur les écoulements, pas seulement en milieu naturel mais également en milieu artificiel. Nous dépendons donc a priori de chimie-INSU-sciences de l'ingénieur-INSERM... Comme on va forcément nous obliger à choisir un département de rattachement, ça ne va pas faire que des heureux... A moins que nous ne restions tout simplement dans ce gigantesque fourre-tout qu'est actuellement l'INSU. On ne change pas une équipe qui... (remplir les blancs).
09:02 Publié dans Enseignement Supérieur | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : recherche, enseignement supérieur, université, cnrs
20.05.2008
Recrutement maîtres de conf etc.
08:54 Publié dans Enseignement Supérieur | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : université, enseignement supérieur, recherche
15.05.2008
Une journée bien ordinaire
07:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : enseignement supérieur, recherche, université, société
