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23.04.2008

Privé/public: la lutte à mort continue

Après TF1 qui assassine en sous-main les employés du ministère de la Culture (cf. note précédente), un nouvel épisode de la lutte à mort privé/public vient de se dérouler sous nos yeux.
Jean-Pierre Elkabbach a en effet tenté d'assassiner médiatiquement Pascal Sevran (Article du Monde, Article de Libération), en imposant à ses journalistes de faire passer à l'antenne, sans autre confirmation que sa propre parole, la nouvelle du décès de celui-ci. On était tenté d'y voir un acte idéologique, dirigé contre cet excellent animateur du service public, dont les émissions de qualité s'arrachent paraît-il à un prix fou sur les chaînes du câble de Neptune. Les Vénusiens sont d'ailleurs super vexés, car ils ont raté l'appel d'offres pour 6 saisons complètes de La chance aux chansons de seulement 3 millions de rubis Mercuriens...
Heureusement, cet assassinat était entropiquement correct, c'est-à-dire réversible: quelques minutes plus tard, la nouvelle a été démentie, non sans causer l'embarras de la sphère médiatique tout entière, qui s'était empressée de relayer la nouvelle sans vérification (cf. Libé). Jean-Pierre Elkabbach, concepteur de ce cycle de Carnot de l'information des plus innovants, a ensuite tenté de faire porter le chapeau à l'ensemble de la rédaction d'Europe 1 - laquelle ne s'est pas vraiment laissé faire...
Mais c'est la mode de faire porter le chapeau aux lampistes: on apprend en effet que, contrairement à ce qu'elle avait prétendu, la Société Générale était parfaitement au courant des faits et gestes de son Trader d'exception, le désormais célèbre Jérôme Kerviel (Article de Libération, Article du Monde).
Après tout, l'important n'est pas de gagner, c'est de participer. Donc au grand jeu des lampistes et de porte-chapeau, l'important c'est d'essayer... 

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