04.04.2008
CNRS dont au sujet duquel
- Mme Bréchignac est une surfemme, les missions impossibles seraient plutôt pour lui plaire car elle a appris que Tom Cruise palpait 25 millions de dollars par épisode;
- ou, plus probablement, on avait préparé cette réforme pour elle, en lui demandant simplement de la mettre en musique. En effet, la lettre de mission qui lui était adressée lui donnait quasiment la marche à suivre. En fait, c'est à se demander si on a vraiment besoin d'autant de directeurs, de chefs de cabinet et de ministres...
- ou bien elle planquait cette réforme dans ces cartons depuis un bon moment et elle attendait l'occasion de la mettre sur la table. La lettre de mission aurait alors été rédigée avec son concours. Un argument en faveur de cette thèse, cet extrait de réponse: "j'avais suggéré moi-même à la ministre une réorganisation en instituts."
Faut-il pressentir pour autant une velléité de révolte dans les propos de la présidente lorsqu'elle rappelle: "Aux Etats-Unis, la NSF attribue 70% de ses subventions à des projets "blancs", c'est-à-dire libres, et 30% seulement à des projets finalisés. En France, c'est la proportion inverse. Cela mérite réflexion." En admettant que les Etats-Unis restent un modèle à suivre (on peut être d'accord, tout comme on peut être de l'avis inverse), cette déclaration constitue un contrepied flagrant aux propos tenus par le Nain (Lien, fichier PDF: Ceremonie_AF.pdf) lors du discours d'hommage à Albert Fert pour son prix Nobel.
Dans ce discours, signalons par ailleurs cette phrase clé: "Sauver la recherche, c'était le slogan, et bien, c'est de cela dont il s'agit." Bien sûr, on ne peut pas demander à monsieur Guaino de savoir écrire. Cela explique cependant que, réformer le CNRS, c'est de cela dont au sujet duquel madame Bréchignac en propose quant aux modalités...
09:42 Publié dans Enseignement Supérieur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : recherche, université, enseignement supérieur, politique

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