15.05.2008

Une journée bien ordinaire

Rien de particulier à signaler pour ce billet assez succint, pour cause de sortie terrain (reconnaissance de bassin versant, sous la flotte en plus). Sauf peut-être une petite incontinence intellectuelle de Jean-Marc Sylvestre, ce matin à 7h22sur Inter - l'individu proposait ni plus ni moins qu'une prime d'intéressement aux agents du service public, hôpitaux compris. J'imagine assez bien ce que donnerait la prime annuelle de résultats que l'on indexerait sur le nombre de ligaments croisés opérés ou le nombre de james de bois posées sur l'année... Tout le monde serait unijambiste, sauf les chirurgiens.
 
Ah oui, j'allais oublier: sur le poste de prof promis au (mauvais) candidat local, il y a deux candidats extérieurs. Les membres de la commission mixte ont fait tout ce qu'ils ont pu, mias au vu de la qualité des dossiers, ils n'ont pas pu faire autrement que les convoquer à l'audition. Le coup dur... Heureusement, le directeur du labo ne se laisse pas faire et évite soigneusement de répondre aux messages que lui adressent les extérieurs en question pour essayer d'en savoir plus sur le profil recherche. Quand l'un des candidats a proposé de venir doner un séminaire de recherche au labo, il semble que cela ait été la panique. Heureusement, on a vite repris ça en main: le chef de l'équipe qui doit accueillir le poste a vite invoqué la nécessité de consulter ses collègues pour trouver une date idoine... C'était il y a 3 semaines, et pour l'instant il n'a encore consulté personne. Comme l'audition a lieu mardi qui vient, vous avez tout compris.
 
Du coup, le candidat local n'a pas attendu l'audition pour prendre des attitudes de chef dans les couloirs du labo. Il n'y a plus qu'à espérer pour tout ce beau monde qu'il n'y ait pas de foirage de dernière minute; sans quoi, qui c'est qui va avoir l'air fin?

14.05.2008

Nouveaux programmes scolaires

Vous pensiez peut-être qu'on avait besoin, en France, d'un ministre de l'Education. Erreur mon cher Watson, nous avons déjà, au sommet de l'échelle, un Nain de jardin qui vient chaque jour avec de nouvelles idées que son crétin de ministre n'aurait pas pu avoir tout seul. Par exemple:

  • lettre de Guy Mocquet à lire dans toutes les écoles,
  • "parrainage" de la mémoire d'un enfant Juif mort en déportation,
  • oeuvre d'Aimé Césaire à incorporer dans les programmes,
  • enseignement de l'histoire de l'esclavage (le Nain a récemment déclaré vouloir les introduire dans les programmes, alors qu'ils y figurent déjà, cf. article dans Libération),
  • et désormais, l'enseignement de l'histoire de l'Art, auquel il faudra désormais consacrer "50% des heures d'éducation artistique" et "25% des horaires d'enseignement de l'histoire".

Cette dernière mesure est loin de faire l'unanimité, d'autant qu'elle semble, comme à peu près tout ce que commande le Nain protéiforme au niveau de l'Education, avoir été bâtie à la hâte. De façon plus générale, on pourra trouver utile de s'intéreser au texte proposé pour les nouveaux programmes scolaires (article du Monde, article de Libération et texte proposé pour les nouveaux programmes par X. Darcos, le [si peu] ministre).

Sur le site du ministère, on nous présente le texte des nouveaux programmes comme résultant d'une consultation à la fois des parents d'élèves (voir résultats de la consultation) et des enseignants (voir document de synthèse, Lien vers toutes les synthèses par circonscription). En réalité, les gens ont été consultés après coup, et il n'est pas très clair dans quelle mesure leurs avis seront pris en compte pour la révision du texte.

Comme cela revient de façon récurrente dans les remarques faites par les enseignants, on peut toutefois se demander comment on va pouvoir faire apprendre davantage de choses aux gamins avec moins de temps... D'un autre côté, si dans 15 ans, après que mes (futurs) étudiants auront suivi ce nouveau programme, je les récupère ayant appris à lire, écrire et calculer correctement, j'estimerai qu'un pas fondamental a été franchi. A suivre...

13.05.2008

La République du Facteur Cheval

Le temps d'une petite balade de 3 jours dans la Drôme et l'Ardèche, et voilà votre serviteur de retour avec quelques photos. En visitant à Hauterives (26) ce monument du bizarre et de l'échevelé qu'est le Palais idéal du Facteur Cheval, j'ai enfin compris ce qui, en mai 2007, était arrivé à la France. A contempler ce foisonnement aléatoire du bizarre, de l'insolite et du dans-tous-les-sens, la révélation m'est venue: en un an de perchoir sur son trône bancal, le Nain a transformé la République en Palais du Facteur Cheval. Si vous ne voyez pas ce que cela peut bien signifier, la photo ci-dessous devrait se suffire à elle-même.
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 La 5ème République de Nicolas Sarkozy.
 
Cette France où les mesures, les lois, les décrets et les contre-mesures dépassent dans tous les sens, où le Premier ministre dit le contraire du Président, où les secrétaires d'Etat traitent les ministres d'hypocrites avant de se rétracter et les préposés aux droits de l'Homme annoncent que ça ne se passera pas comme ça avant de se la boucler... D'ailleurs, voyez ci-dessous les tronches désespérées des parlementaires se penchant de leurs bancs de velours sous l'action d'une pulsion vomitoire soudaine.
 
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Au choix: tribu de tamanoirs en voyage organisé se penchant un peu trop au-dessus du bastingage, ou bien groupe de députés UMP sur le point de vomir suite à l'annonce des résultats d'un Grenelle de l'environnement ou autre esbrouffe quelconque.
  
Cette France où il est de bon ton d'affirmer que l'instituteur ne remplacera jamais le prêtre (sans pour autant, amusante diode rhétorique, vouloir affirmer le contraire), où "ça fait bien" d'emmener Jean-Marie Bigard en visite chez le Pape - histoire de faire rimer comique scato et bucolique catho - et où il est intéressant de faire ami public avec Bush et Poutine, la voici pour vous en caractères d'affiche:
  
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Les nouvelles valeurs de la République: voyages culturels (gauche), religion (centre) et politique étrangère (droite). 
    
 
 Tous les amis sont là; témoin, cette présence malicieuse de Jacques Attali, déguisé en chevreau de l'année
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Apparition amicale et courtoise d'un grand commis de l'Etat.
 
 
 Qu'il fut dur à gravir, l'escalier du pouvoir
 
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Escalier du pouvoir. Réservé aux Nains mégalomanes et aux ennemis du bon goût.
 
mais, une fois arrivé en haut, qu'elle est belle, la récompense qui vous attend, et qu'il est bon de savourer les délices de cette lourde charge:
 
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Vision enchanteresse qui s'offre à l'Elu du Pouvoir.
 
Grâces soient donc rendues au Nain d'avoir, par sa seule présence et la puissance de sa personnalité, contribué au renouveau de notre République. Cette République où l'on rend pénalement responsables les fous et irresponsables les chefs d'entreprise, cette France où  le commandant en chef des armées promène à l'étranger son Italienne comme l'on sort sa Maserati, convoquant un jour les magazines pour leur donner son c... à photographier et vilipendant le lendemain la Presse, sa grande ennemie, a enfin redonné une identité (nationale...) à notre pays. Désormais, grâce à lui, voici l'image que tous les pays du monde ont de la France:
 
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L'important, pour un parvenu, n'est pas que ce soit de bon goût. Le principal, c'est que personne d'autre n'ait le même!

08.05.2008

Reprise le 13 mai

Je viens de calculer que, si je devais rattrapper tous les congés que je n'ai pas pris depuis mon embauche en 2002, sur la base de 5 semaines par an (je ne compte pas les soi-disant RTT liés aux 35 heures, ni les jours fériés où je suis venu travailler), je devrais logiquement partir en congés aujourd'hui et ne revenir que le 6 octobre.

Comme bien entendu je n'en ferai rien, je me venge en décidant que ce blog ne reprendra que le mardi 13 mai. D'ici là, bon week-end (à rallonge) à tout le monde.

07.05.2008

Du savoir-vivre

Mes étudiants ont la bonne habitude de ne jamais se pointer à un cours à l'heure (pour mémoire, j'enseigne en école d'ingénieurs, de Bac+3 à Bac+5). Mes collègues me l'ont confirmé, la coutume de cette promo est d'attendre, pour entrer en classe, que l'heure de début des cours soit passée de 10 minutes à un quart d'heure. Je me rappelle une époque où l'instituteur, enveloppé dans sa blouse grise, nous signifiait la fin de la récréation en tapant dans ses mains comme pour effrayer une volée de moineaux... Comme je n'en suis pas à ce point de mépris pour mes bambins de 22 ans (eh oui, Bac + 4 déjà...), je n'use pas de cette gestuelle, leur laissant le soin de gagner la salle de cours lorsqu'ils pensent être spirituellement mûrs pour une nouvelle aventure intellectuelle dans les méandres de la mécanique des fluides.

C'est ainsi qu'hier, ils ont poussé le délai jusqu'à 13 minutes - performance inférieure au max des mesures, mais facilement dans le dernier décile de la fonction de distribution "minutes de retard". Comme le TD que je leur avais préparé était calibré pile pour 1 heure et demie (j'ai toujours été bon pour estimer les temps de travail), on a fini, non pas à 15 heures 30, mais à 15 heures 41. J'en voyais s'agiter et tortiller du derche sur leur chaise, à croire que ces 11 minutes de trop étaient vraiment intenables, à moins qu'un collègue facétieux n'ait enduit le siège de fluide glacial ou de clous de tapissier... Quand je les ai libérés, certains n'étaient pas loin de refaire Mai 68. Il y en a quand même eu une sur les 25 pour émettre la réflexion: "Ouais, mais c'est vrai qu'on n'a pas commencé à l'heure." Merci mademoiselle; quand on pense que dans un an et demi, la moitié d'entre vous seront à l'oeuvre dans un bureau d'étude, en décomptant leur temps au quart d'heure près pour savoir sur quel projet ils doivent le facturer (temps bénis de ma jeunesse...), on se dit que la sélection naturelle fait des miracles.

Loin de moi l'idée de vouloir passer pour un vieux con (ou alors, je commence bien jeune); après tout, quand j'étais à leur place, j'étais peut-être pareil, et probablement pire: j'avais déjà l'habitude de faire des BD, mais je les faisais en plein cours - et comme j'étais souvent assis dans les premiers rangs, on peut se demander rétrospectivement ec que mes profs en pensaient...

Ce matin, j'ai eu la chance de pouvoir partir au boulot plus tôt que d'habitude, j'ai donc pris le journal de France Inter de 7h; lequel, mis à part la victoire à 60% d'Obama aux primaires Démocrates, se consacrait primordialement au pont de ce week-end. Y figurait notamment l'interview d'une mère de famille qui a décidé de faire sécher le vendredi et le samedi à sa fille, alors que son collège ne fait pas le pont. Retranscription de mémoire: "Je reconnais que c'est un peu égoïste de ma part de lui faire rater un jour d'école, mais bon, j'ai eu envie de m'offrir un week-end. Par contre, à l'Education nationale, ils n'ont pas été très sympas avec elle, puisqu'ils ont refusé de lui donner les cours du vendredi."

C'est en effet pas très sympa de ne pas fournir les énoncés, polycopiés, etc. aux gens qui sèchent. Si la proviseure du collège en question a entendu ça dans le poste, ça a dû lui faire salement plaisir. Mis à part que la rombière a tendance à confondre le collège avec le CNED, elle a peut-être aussi tendance à confondre service public avec centre commercial? D'un autre côté, quand, dans environ 10 ans, je verrai débouler sa gamine dans mes classes, j'aurai moins de souci à me faire sur sa ponctualité: ce n'est pas qu'elle viendra en retard; tout simplement, elle ne viendra pas!

06.05.2008

Recrutement maîtres de conf: ça continue

Ce matin était dédié à l'examen, par notre commission mixte, des candidats au poste de Maître de conf qui remplace celui que j'ai libéré par promotion en 2007. Nous avions plus de 30 candidats, ce qui a néanmoins été considéré comme maigrelet par certains collègues, nostalgiques apparemment d'une époque où on recevait paraît-il 50 à 100 dossiers pour un poste. Je ne peux personnellement m'empêcher de trouver préférable la situation actuelle, où l'on a tout de même moins l'impression d'être un maquignon à la foire aux bestiaux. Certains collègues m'ont objecté récemment que c'était dommage d'avoir "si peu" de candidats, car, ont-ils prétendu, cela signifierait mécaniquement qu'ils seraient moins bons.
J'ai observé un silence pudique sur le fait que, même à l'époque où on était 100 candidats pour un poste, ça n'a jamais empêché d'embaucher des gros nases. J'ai ainsi l'exemple d'un ex-pote de promo qui, ayant redoublé à force de rien glander sa 1ère année d'école d'ingénieurs, s'est retrouvé en DEA puis en thèse sur un sujet que j'avais refusé, pour finir, pistonné par son directeur (qui connaissait du beau linge au CNRS), embauché sur un poste de CR2. Depuis son recrutement en 1996, le si brillant candidat a péniblement pondu 5 papiers, dont 1 ou 2 en premier auteur, avant de décider que ses priorités étaient ailleurs, c'est-à-dire plutôt dans les RTT et la contemplation des paysages de montagne. Suite à quoi il a planté son labo en demandant, en mettant son directeur d'UMR au courant au dernier moment, un détachement dans un obscur EPST de Haute-Savoie... J'ai depuis revu son ancien directeur de thèse et pistonneur bénévole ("ah, quel dommage, quel dommage vraiment... Quand je l'ai fait recruter, j'avais vraiment de grandes ambitions pour lui." C'est encore plus dommage, mon gars, que tu aies été le seul; cela, bien sûr, je ne le lui ai pas dit. Comme à l'époque je m'étais fait jeter sur le même concours CNRS, il aurait pu penser que je cherchais bassement à me venger.)
Le lot paraît-il habituel de candidats hors profil, le genre à envoyer un CV d'expert en propulsion nucléaire alors que vous recherchez un spécialiste du mouvement des amibes... Des CV plutôt bons, à la lecture desquels on devine que le candidat ne viendra pas chez nous, car son dossier ressemble à s'y méprendre à un dossier de candidature au CNRS (nombre de publis inclus), d'autant qu'il n'a même pas pris la peine de modifier son projet de recherche pour qu'il coïncide un tant soit peu avec notre description de poste. D'ailleurs, nous avons été confortés dans notre jugement quand, après que l'ai prévenu par e-mail qu'il était retenu à l'audition, il m'a répondu: "... comme vous vous en doutez, je préfère candidater sur le poste CNRS." Eh oui, c'est logique, il a fait l'ENS Cachan et a passé son Agreg uniquement pour pouvoir faire de la recherche, car l'enseignement ça le fait ch... L'après-midi, il a fallu faire tous les e-mails et les courriers papier pour signifier le résultat des courses...
Un des candidats m'a passé un coup de fil pour faire déplacer son heure d'audition, car dans la même matinée il en passait une autre à 300 kilomètres de là... L'autre fac n'a même pas voulu envisager une seconde de lui décaler son heure de passage pour qu'il puisse faire d'une pierre deux coups. C'est à se demander si les mecs ne voulaient pas, de cette manière, le forcer à choisir, histoire de faire un candidat de moins pour eux... ou pour nous (surtout qu'il a un bon CV). Bien entendu, on va faire le maximum pour lui permettre d'être aux deux.
Enfin, un autre prétendant m'a appelé pour savoir s'il était retenu. Malheureusement, la réponse était non. S'est ensuivi une conversation de plus d'une demi-heure, où j'ai essayé de lui donner quelques conseils pour les auditions où il était retenu. Et là, je suis tombé des nues: bien que travaillant dans un labo de recherche très connu, qui a fourni un nombre considérable de MCF, PR, CR et autres DR au monde de la mécanique des fluides, avec des gens extrêmement influents dans diverses sphères (Météo, Aérospatiale, CNES, etc.), ce pauvre candidat m'a assuré n'avoir jamais reçu un seul conseil de la part de ses encadrants sur la façon de postuler. Il n'était même pas au courant qu'il pouvait être indiqué de contacter le labo et le département d'enseignement pour se renseigner sur ces derniers... Deux possibilités: soit on a affaire à un autiste, soit il est bon et ses patrons veulent le garder comme manar pour une succession d'interminables post-docs; ça s'est déjà vu, en particulier dans ce centre-là... J'ai donc consacré une demi-heure à lui expliquer à quoi ça servait de proposer un séminaire de recherche au labo où on candidate, ainsi qu'un certain nombre de trucs que je ne connaissais pas quand j'ai candidaté sur mon poste de MCF en 2002, et qui m'auraient rendu la vie plus facile si je les avais connus. 
Quand j'en ai eu fini avec tout ça, il était 16h30. Heureusement, le téléphone a cessé de sonner. J'ai pu revenir à mon occupation originelle de la journée, à savoir une ultime vérification de la 2ème édition de mon 2ème bouquin sur la mécanique des fluides, juste avant de la balancer à l'éditeur. Bon, finalement, l'éditeur devra attendre un jour de plus pour recevoir la notice biographique et le résumé de l'ouvrage... Il y a des jours où ça vaut le coup de se metre en retard.

05.05.2008

Cooptation universitaire: mise au point

Au sujet du billet de vendredi dernier, Mathieu P. n'a pas aimé (N.B. Ceci prouve que contrairement aux apparences, je lis les commentaires postés sur ce blog). Il a laissé ce commentaire à la fin de la note:

"En quels sens les commentaires sont-ils « édifiants » ? Entre les idées simplistes et les généralisation abusives (alors que l'article, et encore plus l'étude, font la part de l'existence de facteurs objectifs justifiant un certain localisme, comme la présence d'équipements non-duplicables), j'ai du mal à trouver des commentaires digne d'intérêt."

Admettons; le délit d'opinion n'existant pas (pour l'instant), les gens ont encore le droit d'avoir des avis. Clarifions cependant les choses. Le terme "édifiant" a deux acceptions.

  • La première, aux termes du Larousse, est "qui porte à la vertu, à la piété'".
  • La seconde est: "qui en dit long; très instructif".

Les habitués de ce blog n'auront je pense aucun mal à deviner à laquelle je fais référence dans ce billet. Merci donc pour cette intervention de Mathieu, qui a pris la peine d'expliquer à ma place certaines choses. Ne lui déplaise néanmoins, je persiste à trouver édifiants les commentaires que l'on trouve sur le site du Monde. Je ne citerai par exemple que le dernier en date:

  • " jeune recrue CR-1 (paris 6) 02.05.08 | 22h26 Moi-même ayant été recrutée par "relation" au poste de CR-1 (paris 6), je peux confirmer que la qualité/quantité des publications n'influent en rien le recrutement. Cela est très bien ainsi. En effet, n'ayant pas le niveau pour être recruter à l'étranger, je n'ai pas eu d'autres choix que de faire jouer mes contacts priviliégés avec mon directeur de thèse. Ce recrutement local permet ainsi de renforcer les liens "familiaux" crés au cours de la thèse, et l'ambiance n'en est que plus productive."

Voilà, elle l'a dit. Si vous ne trouvez pas ça édifiant, je ne sais pas ce qu'il vous faut...