15.05.2008
Une journée bien ordinaire
07:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : enseignement supérieur, recherche, université, société
14.05.2008
Nouveaux programmes scolaires
Vous pensiez peut-être qu'on avait besoin, en France, d'un ministre de l'Education. Erreur mon cher Watson, nous avons déjà, au sommet de l'échelle, un Nain de jardin qui vient chaque jour avec de nouvelles idées que son crétin de ministre n'aurait pas pu avoir tout seul. Par exemple:
- lettre de Guy Mocquet à lire dans toutes les écoles,
- "parrainage" de la mémoire d'un enfant Juif mort en déportation,
- oeuvre d'Aimé Césaire à incorporer dans les programmes,
- enseignement de l'histoire de l'esclavage (le Nain a récemment déclaré vouloir les introduire dans les programmes, alors qu'ils y figurent déjà, cf. article dans Libération),
- et désormais, l'enseignement de l'histoire de l'Art, auquel il faudra désormais consacrer "50% des heures d'éducation artistique" et "25% des horaires d'enseignement de l'histoire".
Cette dernière mesure est loin de faire l'unanimité, d'autant qu'elle semble, comme à peu près tout ce que commande le Nain protéiforme au niveau de l'Education, avoir été bâtie à la hâte. De façon plus générale, on pourra trouver utile de s'intéreser au texte proposé pour les nouveaux programmes scolaires (article du Monde, article de Libération et texte proposé pour les nouveaux programmes par X. Darcos, le [si peu] ministre).
Sur le site du ministère, on nous présente le texte des nouveaux programmes comme résultant d'une consultation à la fois des parents d'élèves (voir résultats de la consultation) et des enseignants (voir document de synthèse, Lien vers toutes les synthèses par circonscription). En réalité, les gens ont été consultés après coup, et il n'est pas très clair dans quelle mesure leurs avis seront pris en compte pour la révision du texte.
Comme cela revient de façon récurrente dans les remarques faites par les enseignants, on peut toutefois se demander comment on va pouvoir faire apprendre davantage de choses aux gamins avec moins de temps... D'un autre côté, si dans 15 ans, après que mes (futurs) étudiants auront suivi ce nouveau programme, je les récupère ayant appris à lire, écrire et calculer correctement, j'estimerai qu'un pas fondamental a été franchi. A suivre...
09:00 Publié dans Enseignement tout court | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, enseignement, école, ecole
13.05.2008
La République du Facteur Cheval
08:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, humour, société
08.05.2008
Reprise le 13 mai
Je viens de calculer que, si je devais rattrapper tous les congés que je n'ai pas pris depuis mon embauche en 2002, sur la base de 5 semaines par an (je ne compte pas les soi-disant RTT liés aux 35 heures, ni les jours fériés où je suis venu travailler), je devrais logiquement partir en congés aujourd'hui et ne revenir que le 6 octobre.
Comme bien entendu je n'en ferai rien, je me venge en décidant que ce blog ne reprendra que le mardi 13 mai. D'ici là, bon week-end (à rallonge) à tout le monde.
10:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.05.2008
Du savoir-vivre
Mes étudiants ont la bonne habitude de ne jamais se pointer à un cours à l'heure (pour mémoire, j'enseigne en école d'ingénieurs, de Bac+3 à Bac+5). Mes collègues me l'ont confirmé, la coutume de cette promo est d'attendre, pour entrer en classe, que l'heure de début des cours soit passée de 10 minutes à un quart d'heure. Je me rappelle une époque où l'instituteur, enveloppé dans sa blouse grise, nous signifiait la fin de la récréation en tapant dans ses mains comme pour effrayer une volée de moineaux... Comme je n'en suis pas à ce point de mépris pour mes bambins de 22 ans (eh oui, Bac + 4 déjà...), je n'use pas de cette gestuelle, leur laissant le soin de gagner la salle de cours lorsqu'ils pensent être spirituellement mûrs pour une nouvelle aventure intellectuelle dans les méandres de la mécanique des fluides.
C'est ainsi qu'hier, ils ont poussé le délai jusqu'à 13 minutes - performance inférieure au max des mesures, mais facilement dans le dernier décile de la fonction de distribution "minutes de retard". Comme le TD que je leur avais préparé était calibré pile pour 1 heure et demie (j'ai toujours été bon pour estimer les temps de travail), on a fini, non pas à 15 heures 30, mais à 15 heures 41. J'en voyais s'agiter et tortiller du derche sur leur chaise, à croire que ces 11 minutes de trop étaient vraiment intenables, à moins qu'un collègue facétieux n'ait enduit le siège de fluide glacial ou de clous de tapissier... Quand je les ai libérés, certains n'étaient pas loin de refaire Mai 68. Il y en a quand même eu une sur les 25 pour émettre la réflexion: "Ouais, mais c'est vrai qu'on n'a pas commencé à l'heure." Merci mademoiselle; quand on pense que dans un an et demi, la moitié d'entre vous seront à l'oeuvre dans un bureau d'étude, en décomptant leur temps au quart d'heure près pour savoir sur quel projet ils doivent le facturer (temps bénis de ma jeunesse...), on se dit que la sélection naturelle fait des miracles.
Loin de moi l'idée de vouloir passer pour un vieux con (ou alors, je commence bien jeune); après tout, quand j'étais à leur place, j'étais peut-être pareil, et probablement pire: j'avais déjà l'habitude de faire des BD, mais je les faisais en plein cours - et comme j'étais souvent assis dans les premiers rangs, on peut se demander rétrospectivement ec que mes profs en pensaient...
Ce matin, j'ai eu la chance de pouvoir partir au boulot plus tôt que d'habitude, j'ai donc pris le journal de France Inter de 7h; lequel, mis à part la victoire à 60% d'Obama aux primaires Démocrates, se consacrait primordialement au pont de ce week-end. Y figurait notamment l'interview d'une mère de famille qui a décidé de faire sécher le vendredi et le samedi à sa fille, alors que son collège ne fait pas le pont. Retranscription de mémoire: "Je reconnais que c'est un peu égoïste de ma part de lui faire rater un jour d'école, mais bon, j'ai eu envie de m'offrir un week-end. Par contre, à l'Education nationale, ils n'ont pas été très sympas avec elle, puisqu'ils ont refusé de lui donner les cours du vendredi."
C'est en effet pas très sympa de ne pas fournir les énoncés, polycopiés, etc. aux gens qui sèchent. Si la proviseure du collège en question a entendu ça dans le poste, ça a dû lui faire salement plaisir. Mis à part que la rombière a tendance à confondre le collège avec le CNED, elle a peut-être aussi tendance à confondre service public avec centre commercial? D'un autre côté, quand, dans environ 10 ans, je verrai débouler sa gamine dans mes classes, j'aurai moins de souci à me faire sur sa ponctualité: ce n'est pas qu'elle viendra en retard; tout simplement, elle ne viendra pas!
07:44 Publié dans Enseignement tout court | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : education, société, enseignement, université
06.05.2008
Recrutement maîtres de conf: ça continue
07:46 Publié dans Enseignement Supérieur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : université, enseignement supérieur, enseignement, recherche
05.05.2008
Cooptation universitaire: mise au point
Au sujet du billet de vendredi dernier, Mathieu P. n'a pas aimé (N.B. Ceci prouve que contrairement aux apparences, je lis les commentaires postés sur ce blog). Il a laissé ce commentaire à la fin de la note:
"En quels sens les commentaires sont-ils « édifiants » ? Entre les idées simplistes et les généralisation abusives (alors que l'article, et encore plus l'étude, font la part de l'existence de facteurs objectifs justifiant un certain localisme, comme la présence d'équipements non-duplicables), j'ai du mal à trouver des commentaires digne d'intérêt."
Admettons; le délit d'opinion n'existant pas (pour l'instant), les gens ont encore le droit d'avoir des avis. Clarifions cependant les choses. Le terme "édifiant" a deux acceptions.
- La première, aux termes du Larousse, est "qui porte à la vertu, à la piété'".
- La seconde est: "qui en dit long; très instructif".
Les habitués de ce blog n'auront je pense aucun mal à deviner à laquelle je fais référence dans ce billet. Merci donc pour cette intervention de Mathieu, qui a pris la peine d'expliquer à ma place certaines choses. Ne lui déplaise néanmoins, je persiste à trouver édifiants les commentaires que l'on trouve sur le site du Monde. Je ne citerai par exemple que le dernier en date:
- " jeune recrue CR-1 (paris 6) 02.05.08 | 22h26 Moi-même ayant été recrutée par "relation" au poste de CR-1 (paris 6), je peux confirmer que la qualité/quantité des publications n'influent en rien le recrutement. Cela est très bien ainsi. En effet, n'ayant pas le niveau pour être recruter à l'étranger, je n'ai pas eu d'autres choix que de faire jouer mes contacts priviliégés avec mon directeur de thèse. Ce recrutement local permet ainsi de renforcer les liens "familiaux" crés au cours de la thèse, et l'ambiance n'en est que plus productive."
Voilà, elle l'a dit. Si vous ne trouvez pas ça édifiant, je ne sais pas ce qu'il vous faut...
07:43 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : université, enseignement supérieur, education, enseignement
